Couverture : Aimer Dieu à voix haute — personnelle, oui ; privée, jamais.

Bibliothèque de formation

Aimer Dieu à voix haute

Personnelle, oui. Privée, jamais.

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La plupart d’entre nous avons appris, sans que personne le dise, à garder une foi forte à l’église et silencieuse partout ailleurs. Le plus grand commandement n’a jamais été conçu ainsi. Huit chapitres courts pour rendre votre amour pour Dieu visible dans la vie ordinaire — une phrase vraie à la fois, sans jamais avoir l’air religieux.

Huit chapitres courts. Aucun prérequis.

Si la question la plus difficile pour vous est de savoir pourquoi vous venez à Dieu — par peur, ou pour ce qu’il peut vous donner —, Aimer Dieu pour qui il est est le compagnon de ce cours : celui-là parle de la raison pour laquelle vous venez ; celui-ci, de la manière de le montrer.

Chapitres

  1. Pas un sentiment privéComptez les lieux que nomme le Shema. Comptez combien sont des bâtiments religieux.
  2. Jésus l’a appelé le plus importantDe tous les commandements, c’est celui-là qu’il est allé chercher.
  3. Ouvertement spirituel, pas religieuxIl y a une différence, et tous ceux qui sont hors de l’Église la sentent.
  4. La phrase ShemaUne phrase honnête. Ni sermon, ni débat.
  5. Planter des drapeauxVous ne cherchez à convaincre personne. Vous vous signalez comme quelqu’un de sûr.
  6. Les paroles et les actes ensembleLes actes seuls font qu’on vous admire. Les paroles seules ne sont que du bruit.
  7. Deux manières de se tromper iciLe silence, et l’étalage. La différence, c’est vers qui va la gloire.
  8. Cartographiez votre semaineTrouvez les heures où Dieu se tait. Choisissez-en une.

Animer ce cours

Pour les animateurs

Comment les utiliser

Passez toujours le premier

Plus que tout autre cours de cette bibliothèque, celui-ci tient à une chose : que l’animateur accepte d’être, à chaque séance, la première personne de la salle à paraître maladroite.

Le chapitre 3 demande de nommer une conversation coupée au montage cette semaine. Le chapitre 4 demande d’écrire une phrase vraie sur Dieu et de la dire tout haut. Le chapitre 7 demande d’avouer lequel des deux échecs vous menace vraiment. Chaque fois, le groupe ira exactement aussi loin que vous êtes allé avant lui, et pas plus loin.

Apportez donc du vrai : une vraie coupe, un vrai premier jet raté, un vrai souvenir où vous jouiez un rôle. Des exemples soignés apprennent au groupe que la version soignée est la norme, et ils écriront pour l’atteindre au lieu d’écrire quelque chose de vrai.

Gardez l’outil jusqu’au chapitre 4

La façon la plus courante d’abîmer ce cours, c’est de relâcher la tension trop tôt.

Les trois premiers chapitres installent un malaise à dessein : le commandement nomme des lieux publics, Jésus l’a placé en tête, et voici ce que coûtent nos silences. Vers le chapitre 2, quelqu’un demandera concrètement quoi faire. Répondez que l’outil arrive, et faites attendre.

Reçue dès la première semaine, la phrase Shema devient une technique de plus. Reçue après trois chapitres passés avec la question, elle devient un soulagement — et on s’en sert.

Le silence fait partie de la méthode

Chaque exercice de ce livre demande plus de silence qu’il n’est confortable d’en laisser. Avant de reprendre la parole, comptez jusqu’à dix : quelqu’un est encore en train d’écrire, et la pause qui vous met mal à l’aise est celle dont il a besoin.

Deux moments réclament un silence vraiment long, et méritent d’être protégés : l’écriture de la phrase au chapitre 4, et le dessin de la carte au chapitre 8. Cinq minutes pour l’un, dix pour l’autre. Les deux paraîtront interminables, et les deux sont le cœur de leur séance.

Quand une consigne demande une phrase, ne vous contentez pas d’un hochement de tête. Tout ce cours repose sur des gens qui écrivent leurs propres mots.

Personne n’est noté sur la prestation

Les premières fois qu’on prononce une de ces phrases, on a l’impression qu’un néon vient de s’allumer au milieu d’un échange banal, et on y repense pendant tout le trajet du retour.

Prévenez-en le groupe avant que cela arrive, et redites-le quand quelqu’un revient en racontant que c’était raté. La gêne des débuts est normale ; ce n’est pas un jugement sur la pratique. On progresse en s’exerçant, sans viser la perfection — par petits pas, pas par grands sauts.

Guettez aussi le mouvement inverse : un groupe qui sort du chapitre 7 en concluant que se taire est l’option sûre. Ce n’est pas de la prudence. C’est le silence par lequel le cours a commencé, et il faut le dire tout haut avant la fin de la dernière séance.

Recueillez les engagements, puis demandez des nouvelles

Trois chapitres se terminent par un engagement envers une personne précise, un jour précis : le point faible à fortifier au chapitre 2, le premier drapeau au chapitre 5, le bloc muet au chapitre 8.

Faites-les dire à chacun, tous les blancs remplis, et notez-les vous-même. Puis, à la rencontre suivante, demandez où cela en est. C’est la question qui rend le tour suivant honnête ; un animateur qui recueille des engagements sans jamais y revenir apprend au groupe qu’un engagement est une formalité.

Les deux livres

Le cahier d’exercices appartient au participant : une courte introduction, les questions et la place pour écrire. Imprimez-le en recto verso pour un classeur.

Le livre de l’animateur contient tout cela, plus l’enseignement complet et ce qui sert à animer — la durée de chaque chapitre, ce qu’il faut préparer, les points d’attention. Gardez-le ouvert devant vous pendant la séance. Il contient des réponses et des notes absentes du cahier : distribuez le cahier, jamais ce livre.

Ce cours

8 chapitres

Personnelle, oui. Privée, jamais.

Temps nécessaire

Par séance
60 à 90 minutes
Au total
Une séance, ou huit courtes

Avant d’animer

Écrivez votre propre phrase Shema avant d’enseigner le chapitre 4, passez-la aux trois critères, et dites-la à voix haute à quelqu’un qui vous dira honnêtement si elle vous ressemble. Puis dites-la une fois dans une vraie conversation, à quelqu’un qui ne suit pas encore Jésus, avant de le demander à un groupe. Ce cours demande aux gens de faire quelque chose qui expose ; un animateur qui ne l’a pas fait l’enseignera comme une théorie, et le groupe l’entendra.

Ce qu’il faut apporter

  • Un cahier d’exercices imprimé pour chaque participant
  • De quoi écrire, pour tout le monde
  • Un tableau ou une grande feuille — le chapitre 4 rassemble les mots de jargon d’église du groupe, et en voir vingt d’un coup fait le travail