Comment les utiliser
Ce cours ne fonctionne pas dans l’abstrait
Chaque chapitre parle de groupes précis, d’animateurs précis, de points de
contact précis. Une salle qui ne peut citer ni un groupe réel ni une personne
réelle n’est pas prête pour ce cours, et aucune bonne discussion n’y changera
rien.
Mieux vaut le découvrir à la première séance qu’à la cinquième. Si personne ne
connaît personne, la démarche honnête est de s’arrêter pour aller voir qui se
réunit dans le quartier — c’est un meilleur usage du trimestre que huit séances
d’hypothèses.
Ne les laissez pas expédier la louange
Le chapitre 1 demande à des responsables d’Église de remercier Dieu pour une
œuvre qu’ils n’ont ni lancée ni ne dirigent. La plupart des salles y consacrent
une minute et demie avant de parler stratégie.
Cette précipitation est justement le réflexe que le chapitre veut corriger.
Ralentissez délibérément, prononcez votre propre phrase de louange en premier, et
obtenez-en une, à voix haute, de chaque participant. Une salle qui ne s’est pas
vraiment réjouie passera les sept chapitres suivants à gérer un dossier au lieu
de marcher aux côtés d’une œuvre de Dieu.
Surveillez dans quel sens les outils sont retournés
Trois chapitres mettent un instrument entre les mains de la salle, et chacun peut
être utilisé à l’envers.
La liste du chapitre 2 décrit ce que votre Église apporte — elle ne sert pas à
évaluer les groupes. L’inventaire du chapitre 3 ne vaut plus rien si toutes les
lignes reviennent marquées « à côté » ; pour le rouvrir, demandez à quoi
ressemblerait concrètement un « au-dessus » sur l’une d’elles, et la description
qu’ils en font révèle la norme qu’ils appliquaient sans le dire. Quant aux
pratiques examinées au chapitre 4, elles partent presque toujours d’une bonne
intention et existent souvent depuis des décennies : la crispation qu’elles
suscitent est un renseignement, pas une opposition.
Deux pièges voisins. Au chapitre 2, l’humilité de façade : un pasteur incapable
de dire ce que son assemblée a à offrir continuera de ne rien offrir, alors que
ces disciples ont besoin d’une partie de ce qu’il a. Et, d’un bout à l’autre du
cours, la tentation d’adoucir les manières sans toucher à l’organisation — un
ton aimable par-dessus une obligation de rendre compte reste une obligation de
rendre compte.
Le chapitre 6 est celui qui peut blesser
C’est le chapitre le plus facile à citer de travers. Répété par quelqu’un qui
n’en a retenu que le début, il peut convaincre une famille qu’il existe ici des
membres de première et de seconde classe.
Trois choses le tiennent en place. Préparez la manière dont vous distinguerez la
culture des personnes avant qu’on vous le demande : trouvée dans l’urgence, la
formule sonne comme un rejet, et on ne la rattrape pas. Présentez-le toujours
comme une question de rythme dont vous gardez la responsabilité, jamais comme un
enseignement qu’un groupe devrait recevoir. Et donnez-lui une issue — un groupe
mis à l’abri sans limite de durée finit par devenir une seconde assemblée, et le
chapitre 7 est cette issue, pas un supplément facultatif.
Une seule chose, faite, avec une personne et un jour
Le chapitre 5 propose cinq manières de s’associer, et la salle voudra les
adopter toutes. Demandez-en une seule, menée à terme — cinq promesses notées au
tableau sont précisément ce que le chapitre cherche à empêcher.
La même exigence clôt le cours. Le chapitre 8 rassemble les engagements pris aux
chapitres 5, 6 et 7 : relisez-les avant la séance, sinon la conclusion tombe à
plat. Méfiez-vous des réponses finales formulées pour « les Églises » en général
plutôt que pour la vôtre — elles sont agréables à donner et ne changent rien le
lundi matin. Personne ne repart sans un engagement — à qui le demander, et quel jour.
Utiliser les deux livres
Le cahier d’exercices appartient au participant : une courte introduction,
les questions, et la place pour écrire. Imprimez-le recto verso, pour un
classeur.
Le livre de l’animateur, c’est le cahier plus tout l’enseignement et ce qui
sert à conduire la séance — la durée de chaque chapitre, ce qu’il faut préparer
et les points de vigilance. Gardez-le ouvert devant vous pendant la rencontre.
Comme il contient des réponses et des remarques absentes du cahier, distribuez
le cahier, jamais celui-ci.