Couverture : Une meilleure eau — un témoignage dont on se souvient et qu’on peut dire à n’importe qui.

Bibliothèque de formation

Une meilleure eau

Un témoignage dont vous vous souviendrez vraiment, et que vous pouvez dire à n’importe qui.

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Une femme que personne ne respectait dans sa ville a rencontré Jésus au bord d’un puits, et avant la fin de l’après-midi, toute la ville était sortie à sa rencontre. Elle n’avait ni formation ni autorisation. Elle avait une histoire et une invitation.

Ce cours vous aide à construire la même chose : un témoignage court et vrai, que vous pouvez retenir sans notes et dire à quiconque a besoin de l’entendre.

Huit chapitres courts. Aucun prérequis — commencez ici.

Chapitres

  1. « Je ne suis pas qualifié »L’objection qui arrête presque tout le monde, et pourquoi elle ne tient pas.
  2. Une femme au bord d’un puitsDe quoi était fait son témoignage, avec ses propres mots.
  3. Une histoire et une invitation, pas un sermonLa formule qui tient en une phrase, et les deux fossés de chaque côté.
  4. Les quatre tempsAvant, Jésus, maintenant, l’invitation — la forme d’un témoignage qui reste court.
  5. Écrivez le vôtreSur papier, en moins d’une minute, avec les mots que vous employez vraiment.
  6. Le faire tenirUn témoignage qu’il faut aller chercher est un témoignage dont vous ne vous servirez pas.
  7. Dites-le à voix hauteLa première fois est la plus difficile, et elle ne devrait pas se faire devant un inconnu.
  8. Qui, et quandVers où vous les envoyez, et l’engagement qui fait de tout cela quelque chose qui arrive vraiment.

Animer ce cours

Pour les animateurs

Comment les utiliser

Dites ce que ce cours n’est pas, dans les dix premières minutes

Les gens arrivent sur la défensive. Ils s’attendent à une formation à l’évangélisation, et un groupe qui se prépare à ce qu’on ne va pas lui demander n’écrira rien d’honnête.

Alors dites-le d’emblée : ce cours s’arrête sur le pas de la porte. Il construit une histoire courte et vraie, plus une invitation, et il ne demande à personne de débattre, de conclure ou de convaincre. Cette phrase vous vaudra plus de participation que tous les encouragements du monde.

Être d’accord n’est pas croire

Le premier chapitre obtient vite l’assentiment — évidemment, tout le monde peut parler de sa foi — et cet assentiment ne prouve rien. C’est le travail écrit qui le vérifie.

Derrière « je ne suis pas qualifié », il y a parfois de la honte plutôt qu’un manque de savoir. Ne la désignez jamais devant les autres. C’est sur la feuille qu’elle trouve ses mots, et la nommer en public produirait l’effet inverse de celui que vous cherchez.

Le silence du chapitre 5 est ce que vous protégez

Tout ce que ce livre produit s’écrit pendant un seul bloc de vingt minutes sans paroles, si bien que ce silence est la chose la plus fragile dont vous ayez la garde. Il suffit d’une personne qui décide que le calme a assez duré.

Annoncez donc sa durée à l’avance : vingt minutes inexpliquées ressemblent à un abandon plutôt qu’à de l’espace offert. Au bout de cinq minutes, quelqu’un regardera encore une page vide ; approchez-vous avec une question plutôt qu’avec une suggestion. Ne dictez jamais une phrase, elle cesserait d’être la sienne. Et un temps resté vide est un résultat, pas un échec : c’est souvent là que se trouve la vraie conversation de la soirée.

Les deux temps qui disparaissent

Presque tous les ratés de ce livre tiennent à deux oublis, et les deux passent inaperçus vus de l’extérieur.

L’invitation tombe à la fin et laisse une histoire chaleureuse qui ne propose rien à celui qui l’écoute. Le maintenant arrive conjugué au passé — demandez avec bienveillance si c’est encore vrai aujourd’hui. Il existe une troisième déformation, plus subtile : un « avant » qui a enflé pour ressembler aux témoignages spectaculaires qu’on a entendus en réunion. Réduisez la question au lieu de discuter la réponse — non pas « c’était grave à quel point ? », mais « qu’est-ce qui me manquait ? ».

Veillez sur le groupe au chapitre 7

Dire son témoignage à voix haute est la séance où l’on peut faire du mal, et trois choses l’évitent.

D’abord, personne ne retouche les faits d’un autre. Coupez court dès que cela commence et donnez la raison à voix haute, parce que cette raison est toute la leçon : une vie appartient à celui qui l’a vécue. Ensuite, placez délibérément un témoignage ordinaire juste après un témoignage impressionnant ; sinon, le second persuade sans bruit trois personnes que le leur ne mérite pas d’être dit. Enfin, mettez une limite de temps aux tours de parole ; si l’un parle huit minutes, l’autre n’a rien eu.

Composez les paires à l’avance, et acceptez de faire vous-même équipe avec quelqu’un s’ils sont en nombre impair. Dans cette séance, personne ne devrait se contenter d’écouter.

Terminez sur une date, et sur la prière

Le dernier chapitre est celui où l’on voit si le cours a eu lieu ou non. Un engagement sans date est le seul échec qu’il existe pour empêcher, et on le laisse passer facilement.

Une précision dont vous aurez besoin : montrer Jésus plutôt qu’un bâtiment encadre nos invitations, non la curiosité des autres. Si quelqu’un demande à venir au culte, accompagnez-le.

Terminez ensuite par la prière, à voix haute, et arrêtez-vous là. Un groupe qui préfère finir en discutant laissera volontiers la conclusion se diluer.

Les deux livres

Le cahier d’exercices appartient au participant : une courte introduction, les questions, la place pour écrire. Imprimez-le en recto verso pour un classeur.

Le livre de l’animateur contient ce guide, plus tout l’enseignement et la couche réservée à l’animateur — la durée de chaque chapitre, ce qu’il faut préparer, et les points d’attention. Gardez-le ouvert devant vous pendant la séance. Il porte des réponses et des notes qui ne figurent pas dans le cahier : distribuez le cahier, jamais celui-ci.

Ce cours

8 chapitres

Un témoignage dont vous vous souviendrez vraiment, et que vous pouvez dire à n’importe qui.

Temps nécessaire

Par séance
20 à 35 minutes par chapitre
Au total
Huit séances, ou deux demi-journées

Avant d’animer

Écrivez puis raccourcissez votre propre témoignage avant la première séance, et apportez les deux versions — le brouillon, et le tiers qui en a survécu. Entraînez-vous ensuite à dire la version courte à froid, sans notes, parce que le chapitre 6 est celui où un animateur qui lit le sien sur une feuille perd la partie devant tout le monde. Lisez Jean 4:1-42 en entier, et soyez capable de dire qui était cette femme sans baisser les yeux sur la page.

Ce qu’il faut apporter

  • Un cahier d’exercices imprimé pour chaque participant
  • Un stylo pour chacun, et vingt minutes de calme protégé à la cinquième séance