Couverture : D’animateur à coach — des responsables libérés, pas des groupes conduits.

Bibliothèque de formation

D’animateur à coach

La réussite, ce ne sont pas des groupes conduits. Ce sont des responsables libérés.

Retour à la bibliothèque

Animer ce cours

Pour les animateurs

Comment les utiliser

Chaque exercice porte sur un groupe présent dans la salle

La façon confortable de suivre ce cours, c’est d’en faire un cours sur les groupes des autres. Fermez cette porte dès la première séance : chaque exercice désigne un groupe que conduit, aujourd’hui, la personne qui tient le stylo.

Sachez quel groupe vous n’avez pas encore lâché, et dites-le. Si vous parlez de libération tout en tenant trois groupes, la salle vous donnera raison sur le principe et ne vous suivra pas plus loin.

Ici, l’échec ressemble à un acquiescement

Un accord chaleureux, c’est la manière dont ces neuf séances peuvent ne rien produire. On le voit au premier chapitre, quand la libération devient une formule avant la fin de l’heure ; au sixième, quand tout le monde approuve et que personne n’inscrit de jour ; et surtout au neuvième, quand on parle du plan au lieu de le rédiger.

Prenez l’acquiescement pour un signal d’alerte, pas pour un résultat. Le remède ne change pas : un chiffre. Combien de semaines de démonstration, au juste ? Reposez la question à chaque fois, faute de quoi le chapitre 2 sert d’alibi pour rester aux commandes. Quel jour, exactement ? Un mois sans quantième n’est pas une échéance, et celui qui l’écrit le sait en l’écrivant.

Le chapitre 9 dure quarante minutes, presque toutes silencieuses. Rédigez le vôtre, avec ses dates, et soyez prêt à le poser sur la table. Si vous êtes le seul de la dernière séance à ne pas en avoir, la salle saura ce que vous en pensez vraiment.

Être compétent sous les yeux des autres, ce n’est pas montrer

Le chapitre 2 renferme le cœur paradoxal du cours : une prestation brillante, regardée depuis sa chaise, apprend à celui qui regarde moi, jamais — l’exact contraire de ce qu’on cherche.

Ce n’est pas une invitation à mal faire. C’est une invitation à faire à la vue de tous ce qui se copie, et à nommer ce que vous apportez et que personne d’autre ne saurait apporter. Prêcher une retenue qu’on ne s’applique pas, c’est transmettre un procédé, pas une manière d’être.

Céder les tâches faciles, ce n’est pas assister

Au chapitre 3, celui qui ne fait jamais que lire à voix haute a reçu une besogne, pas une place dans la conduite. Soyez-y attentif, ainsi qu’à la rectification « bienveillante » faite au milieu de la rencontre : le cercle l’enregistre quel qu’en soit le ton, et l’intéressé ne reprendra plus jamais rien.

Au chapitre 4, le même réflexe prend la forme d’un mutisme qui est en réalité une retraite. Un coach qui fait sentir son mécontentement sans prononcer un mot en dit davantage qu’en parlant, et le groupe ne s’y trompe pas. Quant au retour après coup : un remerciement sincère, une question, rien de plus. Quelqu’un qu’on a jugé ne se propose pas deux fois.

La seconde peur réclame l’heure entière

Le chapitre 7 distingue deux peurs, et la séance aura tendance à s’épuiser sur la première — que le groupe dérape — parce qu’elle ne coûte rien à personne. Elle mangera sans scrupule le temps prévu pour l’autre.

L’autre, c’est la crainte de ne plus servir à rien. Préparez votre propre aveu, concret, car une séance qui n’examine que la première crainte fait comprendre à la salle laquelle on n’a pas le droit de dire dans ce lieu. Et n’offrez aucune méthode pour s’en débarrasser : elle relève du repentir, non d’une gestion, et un savoir-faire pour la contourner apprend surtout à la dissimuler.

Après la passation, la retenue

Au chapitre 8, tout tient en trois questions et pas d’ordre du jour. Au-delà, c’est un contrôle — et la surveillance rebaptisée accompagnement est la façon la plus courante de récupérer en douce un groupe qu’on a lancé.

Méfiez-vous de la tentation de lire une mauvaise passe comme la preuve que la transmission a raté. C’est souvent le signe du contraire — et un responsable à qui l’on dit l’inverse cessera de raconter ses passes difficiles, si bien qu’il n’y aura plus rien à accompagner.

Un point pratique, tiré du chapitre 5 : chiffrez « joignable ». S’il doit deviner quel contact on lui accorde, un nouveau responsable en déduira beaucoup trop peu, et vous n’apprendrez le problème qu’une fois devenu sérieux.

Les deux livres

Le cahier d’exercices appartient au participant : une courte introduction, les questions, la place pour écrire. Imprimez-le en recto verso pour un classeur.

Le livre de l’animateur, c’est ce guide plus tout l’enseignement et la couche réservée à l’animateur — durée de chaque chapitre, préparation, points d’attention. Gardez-le ouvert devant vous pendant la séance. Il contient des réponses et des remarques absentes du livre des participants : distribuez le cahier, jamais celui-ci.

Ce cours

9 chapitres

La réussite, ce ne sont pas des groupes conduits. Ce sont des responsables libérés.

Temps nécessaire

Par séance
30 à 40 minutes par chapitre
Au total
Neuf séances ; la dernière demande le plus de temps et le plus de calme

Avant d’animer

Ce cours ne peut pas être animé depuis la position de quelqu’un qui a fini, et chaque chapitre vous demande quelque chose que vous préféreriez garder pour vous. Venez avec le groupe que vous tenez encore, l’ajout que vous glissez dans chaque rencontre sans jamais avoir arrêté, une passation à vous qui a mal tourné et ce qu’elle a coûté, une idée fausse que vous avez laissée passer et ce qu’elle est devenue, une visite où vous avez repris la main, et le mouvement que vous retardez en ce moment — avec le confort que ce retard protège. Et écrivez votre propre plan de sortie, dates comprises, avant de demander celui de la salle.

Ce qu’il faut apporter

  • Un cahier d’exercices imprimé pour chaque participant