Repartir avec Dieu · 6 sur 7
Le fils aîné
Ceux qui ne feront pas la fête, et celui qui est en vous. La fête n’attend pas le fils aîné.
Jésus n’a pas terminé l’histoire sur la fête. Il y avait un autre fils.
Écriture — Luc 15:25–30 (OTB)
Cependant, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était. Ce serviteur lui dit : ‘Ton frère est de retour, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé.’ Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer. Mais il répondit à son père : ‘Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras !’
Pour quelqu’un qui rentre, il y a deux fils aînés dans ce passage.
Ceux que vous rencontrerez
Soyons honnêtes : tout le monde ne fêtera pas votre retour. Certains, qui sont restés « dans les champs » tout ce temps, se souviendront de ce que vous avez fait. Certains tiendront les comptes. Certains vous traiteront comme si vous étiez à l’essai, en attendant de voir si ça tient. Remarquez comment parle le fils aîné : ton fils. Pas mon frère.
Si c’est ce que vous redoutez, vous ne l’imaginez pas, et cette histoire ne prétend pas que cela n’arrivera pas. Mais remarquez deux choses.
Le père est sorti vers lui aussi. Il aime le fils aîné. Il ne le met pas dehors. Il le supplie. Vous n’avez pas à détester les fils aînés que vous croiserez, et le Père n’a pas renoncé à eux non plus.
La fête n’a pas attendu son accord. La musique jouait déjà. Le veau était déjà sur le feu. Le refus du fils aîné d’entrer n’a annulé aucune des choses que le père avait données au cadet. La froideur des autres ne défait pas votre accueil. Votre accueil est la décision du Père, pas la leur.
Celui qui est en vous
Le second fils aîné est plus difficile à voir, parce qu’il se peut que ce soit vous.
Certains ont quitté la foi à cause d’une religion de fils aîné : des règles sans joie, le devoir sans amour, une Église pleine de gens qui semblaient tenir les comptes. Il y a tant d’années que je te sers. Si c’est ce qui vous a fait partir, il est bon de savoir que Jésus l’a vu aussi, et qu’il ne vous demande pas de revenir à cela. Il vous demande de revenir au Père.
Et certains d’entre nous portent le fils aîné en eux, tourné vers ceux qui les ont blessés. Nous tenons nos propres comptes. Nous voudrions que ce soient eux qui restent à la porte de la fête. C’est compréhensible, et c’est aussi un lourd fardeau à porter dans une maison en fête.
Le Père d’abord, puis la famille
Revenir à Dieu, c’est aussi revenir dans sa famille. Personne n’est fait pour faire ce chemin seul.
Écriture — Hébreux 10:24–25 (OTB)
Et considérons comment nous inciter les uns les autres à l’amour et aux bonnes œuvres, sans abandonner notre assemblée, comme c’est la coutume de certains, mais en nous encourageant mutuellement…
Mais l’ordre compte. Le père a couru vers le fils avant même que celui-ci ait revu son frère. Votre retour est d’abord un retour vers le Père. Il ne dépend pas de votre présence dans une église à une date donnée, et une Église n’est pas le Père.
Commencez petit : un croyant qui marche avec vous. Voyez-le régulièrement. Lisez ensemble. Laissez-le prier pour vous. À partir de là, trouver une famille spirituelle où vous aurez votre place viendra, avec le temps et avec sagesse, surtout si c’est dans une Église que vous avez été blessé. Personne ne devrait vous presser de retourner dans la pièce où le mal a été fait.
À propos de ceux qui vous ont fait du mal
Jésus dit de prier pour ceux qui vous maltraitent (Luc 6:28). C’est un acte d’obéissance que vous pouvez accomplir cette semaine, et ce n’est pas la même chose que se réconcilier. Prier pour quelqu’un ne veut pas dire lui refaire confiance, se retrouver seul avec lui, ou faire comme si tout allait bien. Parfois, la réconciliation n’est ni sûre ni sage, et vous ne devez à personne un accès à votre vie. Mais vous pouvez apporter son nom au Père et le laisser s’en occuper, ce qui est plus léger que de tenir les comptes vous-même.
À répéter
La fête n’attend pas le fils aîné.
À vivre cette semaine
Deux pas. D’abord, voyez un croyant cette semaine et dites-lui honnêtement où en est votre retour. Ensuite, priez pour une personne qui vous a blessé, en la nommant, même si tout ce que vous arrivez à dire, c’est Père, occupe-toi d’elle.
Je verrai ________________ le ________________, et je prierai pour ________________ en le nommant.
Les citations bibliques sont tirées de l’Open Translation Bible (OTB), utilisée sous licence CC BY-SA 4.0.